Philipsburg est la capitale de Sint Maarten, la moitié néerlandaise d'une île partagée avec le Saint-Martin français, et ce guide couvre les deux côtés. L'île se trouve au nord des Petites Antilles, au sud d'Anguilla et au nord-ouest de Saint-Barthélemy ; ses quelque 87 kilomètres carrés sont partagés entre la France et les Pays-Bas depuis le traité de Concordia de 1648, sans aucun contrôle sur les routes qui franchissent la frontière.
Deux cultures tiennent dans un petit espace. Le sud néerlandais regroupe l'aéroport principal, le port de croisière et la promenade de Philipsburg, ainsi que le secteur animé de Simpson Bay, où appartements, résidences et villas en location de vacances bordent le lagon et les plages. Le nord français est plus calme et plus étalé, avec le port de Marigot, la rue des restaurants en bord de mer de Grand-Case et la longue courbe de la Baie Orientale. Beaucoup de visiteurs logent d'un côté et se baignent, dînent ou font leurs courses de l'autre : l'île convient aux couples, aux familles et aux groupes qui aiment la variété sans longs trajets.
Simpson Bay, sur la bande de terre entre l'aéroport international Princess Juliana et le grand lagon de l'île, est la base la plus pratique côté néerlandais : appartements, résidences et villas proches des plages, des marinas et des restaurants, à quelques minutes du terminal. Juste à l'ouest, Maho est plus animée que reposante, car les avions atterrissent juste au-dessus de sa petite plage.
Philipsburg convient aux courts séjours et à ceux qui veulent rejoindre à pied Great Bay, sa promenade et les boutiques, même si les jours de croisière sont très fréquentés. Côté français, Grand-Case est un bourg côtier doté d'une longue plage et d'une rue principale d'environ un kilomètre et demi bordée de tables. La Baie Orientale, sur la côte est, offre des logements face à la mer et une brise régulière pour les sports nautiques. Les Terres-Basses, presqu'île à l'extrémité ouest, réunissent de vastes villas privées qui conviennent aux familles et aux groupes en quête d'intimité.
Le nom arawak de l'île, Oualichi, se traduit souvent par île des femmes, et les Kalinagos l'appelaient Soualiga, la terre du sel. Les Néerlandais bâtirent le fort Amsterdam au-dessus de Great Bay en 1631 pour protéger leurs salines, mais l'Espagne s'empara de l'île deux ans plus tard, et Peter Stuyvesant, futur gouverneur de La Nouvelle-Amsterdam, y perdit une jambe en tentant de la reprendre en 1644. Après le départ des Espagnols, la France et les Pays-Bas signèrent le traité de Concordia le 23 mars 1648 sur le mont des Accords et se partagèrent l'île. La frontière bougea souvent avant de se fixer en 1816, et certains points autour d'Oyster Pond n'ont été réglés qu'en 2023.
Philipsburg, tracée au XVIIIe siècle par l'Écossais John Philips entre Great Bay et le Great Salt Pond, s'est développée comme bourg marchand et a été déclarée port franc en 1939. La France abolit l'esclavage en 1848 ; côté néerlandais, les esclaves, qui menaçaient de passer la frontière, obtinrent leur liberté sur place peu après, même si la loi néerlandaise ne l'abolit qu'en 1863.
L'île compte environ 37 plages, et la politique des plages de Sint Maarten prévoit qu'elles restent accessibles à tous. Great Bay s'arrondit devant Philipsburg, Simpson Bay est longue et sablonneuse, et à Maho Beach les avions en approche finale passent à quelques dizaines de mètres au-dessus du sable. Le souffle des réacteurs au décollage est réellement dangereux : respectez les panneaux et restez loin de la clôture de la piste.
Côté français, la Baie Orientale est l'une des plages les plus fréquentées de l'île, avec une partie naturiste à son extrémité sud, et Grand-Case possède une longue plage de sable devant le bourg. Au large, l'îlet Pinel, à quelques minutes de bateau du Cul-de-Sac, fait partie de la réserve naturelle nationale de Saint-Martin, créée en 1998 pour protéger récifs, herbiers, mangroves et îlets du nord-est. À l'intérieur, des sentiers traversent la forêt sèche jusqu'au Pic Paradis qui, avec 424 mètres, est le point culminant de l'île.
Passer la frontière se résume à suivre la route, et ce contraste fait partie du charme. Le côté néerlandais, où le néerlandais et l'anglais sont officiels et où l'anglais s'entend partout, concentre les casinos, les grandes marinas et une bonne part de la vie nocturne. Le côté français vit à l'heure de l'euro, des panneaux routiers et du droit français, même si le préfet a décrit la vie quotidienne comme essentiellement anglophone ; Marigot, sa capitale, s'étend au bord d'une baie au pied du fort Louis, construit en 1789 pour protéger les entrepôts du port.
La cuisine de l'île mêle traditions créoles, françaises et antillaises, et le plat que beaucoup d'habitants revendiquent est le lambi servi dans un bouillon parfumé avec des dumplings, de petites boulettes de pâte. Des habitants de plus de 70 pays vivent ici, si bien qu'on entend aussi l'espagnol, le papiamento et le créole français. La régate annuelle de Sint Maarten, qui dure quelques jours début mars, remplit les baies de voiliers de course.
L'aéroport international Princess Juliana (SXM), côté néerlandais au bord du lagon de Simpson Bay, accueille des vols d'Amérique du Nord, d'Europe et de toute la Caraïbe. Son terminal, très endommagé par l'ouragan Irma en 2017, a été reconstruit et officiellement remis en service en novembre 2024. SXM sert aussi de porte d'entrée pour de courts vols vers Anguilla, Saba, Saint-Barthélemy et Saint-Eustache. Le petit aérodrome de Grand-Case L'Espérance (SFG), côté français, assure des liaisons régionales, surtout vers la Guadeloupe et Saint-Barthélemy.
Les distances sont courtes, souvent 15 à 30 minutes en voiture entre les principaux secteurs, mais la circulation autour de Philipsburg, Simpson Bay et Marigot peut être lente aux heures de pointe et les jours de croisière. On roule à droite. Des minibus desservent les grands axes et les taxis sont faciles à trouver, mais une voiture de location reste le moyen le plus simple de parcourir les deux côtés. Des ferries relient Marigot à Anguilla, avec contrôle des passeports.
Il fait chaud toute l'année à Saint-Martin, avec une température moyenne d'environ 27 degrés et des alizés réguliers venus de l'est et du nord-est. Les mois les plus secs vont à peu près de janvier à avril ; avec décembre, ils forment la période la plus fréquentée, et les locations d'hiver se réservent longtemps à l'avance. Les pluies tombent surtout d'août à décembre, souvent en averses brèves et fortes, et la mer est la plus chaude vers octobre.
La saison des ouragans de l'Atlantique, de juin à novembre, a marqué l'histoire récente de l'île : l'ouragan Luis en 1995 et l'ouragan Irma, qui l'a frappée en catégorie 5 le 6 septembre 2017, ont causé de graves dégâts, et la reconstruction après Irma a pris des années. Les tempêtes sont les plus fréquentes d'août à octobre ; pour un séjour à cette période, une assurance voyage et des dates souples sont utiles. La fin du printemps et le début de l'été offrent un bon compromis : mer chaude, longues journées et moins de monde qu'au cœur de l'hiver.
C'est une seule île partagée entre deux pays. Le nord est Saint-Martin, une collectivité d'outre-mer française, et le sud est Sint Maarten, un pays du Royaume des Pays-Bas. Les deux partagent l'île depuis 1648, et l'on circule librement de l'un à l'autre sans contrôle à la frontière.
Le côté néerlandais convient à ceux qui veulent l'aéroport à proximité, la vie nocturne, les marinas et un grand choix de résidences à Simpson Bay. Le côté français plaît à ceux qui préfèrent un séjour plus calme, avec Grand-Case pour les restaurants et la Baie Orientale pour la plage. L'île étant petite, chaque base permet de découvrir les deux.
Le côté français utilise l'euro. Le côté néerlandais utilise le florin caribéen (XCG) depuis le 31 mars 2025, date à laquelle il a remplacé le florin des Antilles néerlandaises. Le dollar américain est largement accepté des deux côtés, surtout dans les zones touristiques, et les cartes bancaires sont courantes.
De décembre à avril, c'est la période la plus sèche et la plus fréquentée, avec une brise régulière et une forte demande de locations. Les pluies sont plus fréquentes d'août à décembre, et la saison des ouragans court de juin à novembre. De mai à juillet, la mer est chaude et il y a moins de monde.
Une voiture est le moyen le plus simple de découvrir les deux côtés, de rejoindre les plages tranquilles et les villas sur les hauteurs. En logeant à Simpson Bay, Philipsburg ou Grand-Case, on peut se débrouiller en taxi, en minibus et à pied, mais il faut compter avec la circulation près des bourgs. On roule à droite.
L'aéroport international Princess Juliana (SXM) est à l'ouest du côté néerlandais, à quelques minutes de Simpson Bay et de Maho. Philipsburg et Marigot sont à environ 20 ou 30 minutes en voiture, Grand-Case et la Baie Orientale un peu plus loin, selon la circulation.
Oui. Maho Beach se trouve au bout de la piste principale et les avions passent très bas au-dessus du sable, ce qui attire chaque jour des passionnés. Le souffle des réacteurs au décollage peut projeter sable, objets et personnes : suivez les consignes affichées et ne vous placez jamais derrière la clôture de la piste.
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