Roseau

Roseau est la capitale de la Dominique, et ce guide couvre toute l'île, surnommée île Nature, de sa forêt et ses sources chaudes à ses récifs. La Dominique se trouve dans les Petites Antilles, entre la Guadeloupe et la Martinique. Longue d'environ 47 kilomètres, escarpée et volcanique, elle culmine à près de 1 450 mètres et compte des centaines de rivières et de cascades, mais peu de plages de sable.

Ce relief façonne chaque voyage. Le parc national de Morne Trois Pitons, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, protège le Boiling Lake, la vallée de la Désolation et de vastes forêts tropicales de montagne, tandis que les eaux de la côte ouest sont réputées pour la plongée et pour les cachalots qui y vivent toute l'année. Roseau, petite ville aux rues coloniales françaises et britanniques, est la base principale ; la vallée de Roseau, Portsmouth et la côte de Calibishie offrent des séjours plus calmes en cottage, maison d'hôtes ou villa en location de vacances. La Dominique s'adresse aux randonneurs, aux plongeurs et aux voyageurs qui préfèrent la nature aux grands complexes hôteliers.

Où loger à la Dominique

Roseau et les quartiers côtiers situés juste au sud, comme Castle Comfort, sont la base la plus pratique : proches du port, des marchés, des restaurants et des clubs de plongée, et à courte distance du parc national. À l'intérieur, les villages de la vallée de Roseau, dont Trafalgar et Wotten Waven, vous placent au milieu de la forêt, des cascades et des départs de sentiers de Morne Trois Pitons, idéal pour les randonneurs qui apprécient la fraîcheur du soir.

À l'extrême sud-ouest, Soufrière et Scotts Head bordent une réserve marine et conviennent aux plongeurs et aux amateurs de snorkeling. Au nord, Portsmouth, deuxième ville du pays, sert de base pour le parc national des Cabrits et la rivière Indian, tandis que la côte de Calibishie, au nord-est, aligne les plus belles plages de sable de l'île et se trouve au plus près de l'aéroport principal. Les logements sont surtout de petite taille : cottages, appartements, maisons d'hôtes et villas à flanc de colline plutôt que grands hôtels.

Le parc national de Morne Trois Pitons et le Boiling Lake

Créé en 1975, premier parc national de la Dominique, et inscrit par l'UNESCO en 1997, le parc de Morne Trois Pitons couvre environ 7 000 hectares de montagnes volcaniques, de vallées profondes et de forêt tropicale autour du sommet qui lui donne son nom. L'activité géothermique y est intense, avec fumerolles, sources chaudes, mares de boue et ruisseaux aux couleurs étonnantes, et c'est de là que partent les grandes rivières de la moitié sud de l'île.

Son site le plus célèbre est le Boiling Lake, une fumerolle inondée à environ 10,5 kilomètres à l'est de Roseau, souvent présenté comme le deuxième plus grand lac d'eau chaude du monde. Aucune route n'y mène : le sentier depuis Laudat, près de Titou Gorge, traverse la vallée fumante de la Désolation et demande en général six heures ou plus aller-retour ; la plupart des visiteurs partent avec un guide local. Des balades plus courtes mènent à Emerald Pool et à la baignade dans Titou Gorge, et la forêt abrite les deux perroquets endémiques de l'île, dont le sisserou, oiseau national.

Roseau et la côte sud-ouest

Roseau occupe l'emplacement d'un ancien village kalinago et doit son nom aux roseaux que les colons français trouvèrent sur les rives de la rivière. Ses rues étroites rayonnent depuis l'Old Market Plaza et mêlent maisons à balcons de style français, églises de l'époque britannique et murs de pierre de Fort Young, bâti en 1770. Le jardin botanique, en bordure de ville, est le refuge ombragé préféré des habitants, et le belvédère de Morne Bruce offre une vue sur les toits jusqu'à la mer.

Au sud de la capitale, la réserve marine de Soufrière Scotts Head protège une portion de côte ouest où les fonds plongent à pic. Champagne Reef, à son extrémité nord, doit son nom aux bulles volcaniques qui montent dans l'eau et attire de nombreux amateurs de snorkeling. Plus au large, les eaux profondes et abritées du côté caraïbe accueillent des cachalots résidents et plusieurs espèces de dauphins, ce qui fait de la Dominique l'une des grandes destinations d'observation des baleines de la région.

Le nord, l'est et le territoire kalinago

Portsmouth, sur la baie Prince Rupert, jouxte le parc national des Cabrits, créé en 1986 sur une presqu'île boisée avec récifs, zones humides et la garnison britannique restaurée de Fort Shirley. Des barques remontent la rivière Indian, la plus large de l'île, à travers une forêt marécageuse où furent tournées des scènes d'un film de la saga Pirates des Caraïbes.

Sur la côte nord-est, Calibishie, dont le nom kalinago se traduit souvent par filet de récifs, s'abrite derrière l'unique barrière de corail de l'île, avec des plages bordées de cocotiers, des bassins de rivière et la forêt toute proche. Plus au sud, côté Atlantique, le territoire kalinago, délimité en 1903 sur environ 1 500 hectares, abrite quelque 3 000 Kalinagos ; la Dominique est l'une des rares îles des Caraïbes où une communauté autochtone kalinago vit encore sur ses propres terres. Le sentier national Waitukubuli, long d'environ 185 kilomètres en 14 étapes de Scotts Head aux Cabrits, relie à pied toutes ces régions.

Histoire et culture

Les Kalinagos appelaient l'île Wai'tu kubuli, que l'on traduit souvent par grand est son corps. Christophe Colomb l'aperçut un dimanche, le 3 novembre 1493, et la nomma Dominica d'après ce jour. Pendant plus d'un siècle, les Kalinagos résistèrent à la colonisation européenne ; les Français fondèrent des établissements permanents en 1690 et la Grande-Bretagne prit l'île en 1763. La Dominique est devenue une république indépendante le 3 novembre 1978, et la fête de l'Indépendance reste le grand moment de l'année.

Le passé français survit dans le kwéyòl, un créole à base française largement parlé à côté de l'anglais, et dans la musique créole, de la cadence-lypso au jing ping mené par l'accordéon. Le World Creole Music Festival et les manifestations créoles autour de l'Indépendance animent l'île en octobre et novembre. L'histoire récente a été marquée par les cyclones : l'ouragan David en 1979, la tempête tropicale Erika en 2015 et l'ouragan Maria, de catégorie 5, en 2017 ont fait de lourds dégâts, et une grande partie de l'île a depuis été reconstruite.

Venir et se déplacer

L'aéroport Douglas–Charles (DOM), anciennement Melville Hall, sur la côte nord-est près de Marigot, est la principale porte d'entrée, avec des vols depuis les États-Unis et des correspondances régionales via les îles voisines. La route jusqu'à Roseau prend environ une heure à travers les montagnes, et Portsmouth est à 45 minutes ou une heure. L'aéroport de Canefield (DCF), à environ 5 kilomètres au nord de Roseau, accueille de petits avions régionaux.

On roule à gauche. Les routes de la Dominique suivent la côte et les vallées, et des axes principaux relient Roseau à Portsmouth et à l'aéroport ; il faut environ 45 minutes de Roseau à Portsmouth. Beaucoup de routes sont raides et sinueuses, et des glissements de terrain peuvent les couper après de fortes pluies. Une voiture de location offre le plus de liberté, tandis que taxis et excursions guidées restent le moyen le plus simple de rejoindre sentiers et sites de plongée sans conduire.

Climat et meilleure saison

La Dominique connaît un climat tropical chaud et humide, avec des maximales généralement comprises entre 28 et 31 °C à Roseau et un air nettement plus frais en montagne. Il pleut toute l'année, surtout dans la forêt de l'intérieur, d'où l'abondance des rivières et des cascades. Sur la côte ouest abritée, autour de Roseau, la période de février à avril est souvent la plus sèche, et les mois de janvier à mai environ sont les plus agréables pour randonner.

La saison des ouragans de l'Atlantique va de juin à novembre et culmine généralement de fin août à septembre, période où la Dominique a subi de graves tempêtes. À cette époque, prenez une assurance voyage, gardez des projets souples et suivez les conseils locaux sur les sentiers et les passages de rivières, qui montent vite après de fortes pluies. Octobre et début novembre apportent à Roseau les fêtes de l'Indépendance et la musique créole.

Bon à savoir

La Dominique et la République dominicaine sont-elles le même pays ?

Non. La Dominique est un petit État insulaire indépendant des Petites Antilles, entre la Guadeloupe et la Martinique, dont la langue officielle est l'anglais. La République dominicaine est un pays hispanophone bien plus grand, qui partage l'île d'Hispaniola avec Haïti, à environ 900 kilomètres de là.

Où loger à la Dominique ?

Roseau et la voisine Castle Comfort forment la base la plus pratique pour la plongée, les restaurants et le parc national. La vallée de Roseau convient aux randonneurs, Scotts Head et Soufrière aux amateurs de snorkeling, et Portsmouth ou la côte de Calibishie à ceux qui veulent plages, calme et proximité de l'aéroport principal.

Quelle est la meilleure période pour visiter la Dominique ?

Les mois les plus secs, à peu près de janvier à mai, sont les meilleurs pour la randonnée, et février à avril est souvent la période la plus sèche autour de Roseau. De juin à novembre, c'est la saison des ouragans. Octobre et début novembre sont animés par l'Indépendance et le World Creole Music Festival.

La randonnée du Boiling Lake est-elle difficile ?

C'est une sortie exigeante d'une journée. Le sentier depuis Laudat, près de Titou Gorge, demande en général six heures ou plus aller-retour et comprend une descente raide dans la vallée de la Désolation, avec sources chaudes et fumerolles soufrées en chemin. La plupart des visiteurs partent tôt avec un guide local.

Y a-t-il de belles plages à la Dominique ?

La Dominique est volcanique et compte moins de plages de sable que la plupart de ses voisines, ce qui explique en partie un tourisme plus tardif. Les plus belles plages de sable se trouvent sur la côte nord-est de Calibishie. On vient surtout pour les rivières, les cascades, les sources chaudes, le snorkeling à Champagne Reef et la plongée.

Comment se rendre à la Dominique ?

La plupart des visiteurs atterrissent à l'aéroport Douglas–Charles (DOM), sur la côte nord-est, en vol direct depuis les États-Unis ou via une île voisine. Roseau se trouve ensuite à environ une heure de route. Les petits appareils utilisent l'aéroport de Canefield (DCF), juste au nord de la capitale.

Faut-il une voiture à la Dominique ?

Une voiture de location est le moyen le plus souple de rejoindre sentiers, villages et le nord, mais les routes sont raides et sinueuses et l'on roule à gauche. Si vous préférez ne pas conduire, taxis et guides locaux vous mènent aux principaux sites depuis Roseau ou Portsmouth.

Quelle monnaie utilise-t-on à la Dominique ?

La Dominique utilise le dollar des Caraïbes orientales (XCD), partagé avec plusieurs îles voisines et arrimé au dollar américain à environ 2,7 pour un. Les dollars américains sont souvent acceptés, mais un peu d'argent local est utile dans les villages, sur les marchés et pour les petits achats.

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Sources (17)